• Troll

    S’il est un être que la société bien pensante aime haïr, c’est bien le troll. Il est vrai que rien n’est plus facile que de le critiquer ; le troll pue, il bave, s’impose à outrance… bref, le troll est tout sauf recommandable. Naïfs que vous êtes. Croyez-vous réellement pouvoir percevoir toute la quintessence du troll en restant sur ces on-dit ? Tous ces jolis clichés ne sont-ils pas une manière de jeter un voile pudique, pour ne pas dire pudibond, sur un phénomène de société ? La rédaction du Troll Poilu a donc décidé, dans son infinie bonté, de vous sortir de votre bêtise crasse en tentant de réhabiliter le troll. Car finalement, le troll, il t’emmerde.
Brèves
28 mai 2008 - Bergil
Mayday, mayday !
La fin de Troll Poilu, déjà ? Non, rien à voir avec ce dangereux tournant sportif amorcé par certains journalistes de la rédaction. Nos garde-chiourmes orcs font le nécessaire pour couper toute pulsion beauf de la part des fautifs à coups de matraque dans les phalanges. Mais revenons-en à de bien plus importantes considérations : la presse online gratuite est dans le collimateur du roi himself. Respectueux de notre dicton "faire des vagues mais sans trop se mouiller les miches", nous envisageons sérieusement de passer à un support papier, payant bien entendu. Stay tuned.
28 mai 2008 - Cyco
L’instant baballe (suite)
C’est magnifique. Que dis-je magnifique, presque orgasmique.
A peine la nomination de notre bon Charly (voir news précédente) vient-elle d’être officialisée qu’un vent de trollitude souffle sur le monde du sport d’en son ensemble.
Même ce bon vieux Freddy s’y est mit !
Devant ce démarrage canon, la saison prochaine s’annonce superbe pour la cause trollique.
Prochain numéro du droit de s’assoir : l’intégration du troll par le sport, la face cachée.
28 mai 2008 - Cyco
L’instant baballe.
C’était déjà un talent reconnu dans le milieu du troll, il vient dorénavant de récupérer une tribune médiatique à la hauteur de ses ambitions.
Bravo à Charly, Monsieur "une phrase un troll".
Sa première interview est un modèle du genre et laisse présager des lendemains qui chantent pour tous les trolls de la capitale.
La rédaction sportive du Troll Poilu suivra avec attention l’évolution surréaliste de notre maître à tous dans le milieu du football.
Vive le sport ! Vive le troll !
27 mai 2008 - Cyco
Houston, on a un putain de gros problème.
Dans une précédente news, nous vous informions notre réorientation professionnelle vers la conquête spatiale.
C’est chose faite !
Prochaine étape, réussir à faire rentrer discrètement un alambic et des patates dans la soute.
Une petite mine à la vodka spatiale, çà va le faire. Faudra aussi envisager d’embaucher quelques astrollettes, histoire de pas admirer les couchés de terre entre couilles.
27 mai 2008 - Cyco
Houston, on a un problème.
La TSA (Troll Space Agency) a décidé de recruter de nouveaux astronauts.
Bien évidemment toute l’équipe du Troll Poilu a postulé. Vu les CV qu’on se traine, il y a toutes les chances que les prochains trolls à picoler sur la lune figurent parmi vos illustres serviteurs.
Si vous n’avez plus de nouvelles de nous, ce sera parce que l’on teste les effets de l’alcool sur les organismes en apesanteur.
On fera tourner les vidéos de Space Caps sur le net.

0 | 5 | 10 | 15 | 20 | 25 | 30

Sommaire

Au Troll Poilu

  • 15 juin 2009, par Cyco
    Rotgame 3

    L’univers était enfin à porté de ses mains.
    Son invincible armada se dirigeait vers le dernier seigneur adverse encore présent dans la galaxie afin d’anéantir cet ultime foyer de résistance à son empire.
    Demimol, avachit dans son sofa en peau de Léopard Glutien, engloutissait une pleine grappe de raisin alors que sa plantureuse 3ème concubine lui massait délicatement les pieds.
    Avec un soupir d’aise, le généralissime s’adressa à sa soubrette :

    - Tu sais machine, je m’ouvrirais bien une petite canette pour fêter la conquête de l’univers. T’irais me chercher çà ?

    Alors que l’adorable créature levait son délicat fessier pour satisfaire les exigences de son fougueux amant, il rajouta :

    - Et si tu trouves des cahouettes en passant, je suis preneur.
    Quel chemin parcouru depuis ses débuts comme petit chef de guerre entouré par une bande de grosses buses incapables d’exécuter ses ordres correctement. Mais toutes ces humiliations n’étaient plus que de lointains souvenirs désormais. Il était à deux doigts de devenir le premier maître incontesté de l’univers.
    Bon, c’est pas tout çà mais qu’est ce qu’elle fout avec ma bière...
    Il haussa la voix :

    - Hé machine ! Tu la brasses ma bière ou quoi ?

    Une voix masculine lui répondit en hurlant :

    - Capitaine !

    Demimol ouvrit les yeux brusquement avant de les plisser pour se protéger de la lumière crue des néons éclairant sa petite cabine sordide.

    - Et merde... Un si beau rêve...

    - Capitaine !

    En plus son idiot de second était entrain de s’époumoner juste à coté de sa couchette sans montrer la moindre compassion pour l’abominable mal au crane qu’il tenait.

    - çà va petit, arrêtes de gueuler ! Et je t’ai déjà dit de m’appeler Commandeur bordel !

    Demimol rejeta rageusement ses draps de coté avant de se lever dans le plus simple appareil. Il reprit légèrement contenance en se passant la tête sous l’eau froide, enfila son pagne de combat et finalement se retourna vers le jeune homme qui patientait nerveusement prés de la porte.

    - Bon, vas-y. C’est quoi le problème ?

    - Capitaine, la flotte attend vos ordres !

    Un pli soucieux apparut sur le front du Commandeur alors que la mémoire lui revenait.

    - Ha oui, la flotte. Et qu’est ce qu’ils foutent ces branques ?

    - En ce moment ils jouent aux charades sur le canal 17 Capitaine !

    Aux charades ! Passablement énervé, Demimol se dirigea vers la passerelle de commandement, son second aux basques, et alluma la radio sur la canal 17.

    - Brzzz... Un post-it !
    ¤rires gras¤
    - Brzzz.. A moi, j’en ai une ! Qu’est ce qui est jaune devant, marron derrière et n’a pas vu son propriétaire depuis au moins 15 ans ? Le slip du commandeur !
    ¤rires gras¤

    Un tic nerveux commença à parcourir l’oeil gauche de Demimol.
    Il éteignit la radio puis se retourna vers son second, un sourire crispé sur les lèvres.

    - Passez moi les derniers rapports d’espionnage...

    - Oui Commandeur, à vos ordres commandeurs !

    Rouge comme une pivoine, le jeune homme lui tendit une liasse de papier.
    Demimol la parcourut lentement. Visiblement, il trouva ce qu’il cherchait et releva la tête vers son second.

    - Passez moi le chef de cette bande de joyeux drilles sur visiophone.

    - Oui capitaine.

    Un homme entre deux ages au visage hilare apparut sur un écran alors qu’un autre, hors champs, s’évertuait à imiter, d’après ses dires, les ronflements sonores de Demimol.
    Dés qu’il vit à qui il avait affaire, l’homme redevint sérieux et balança un méchant coup de coude qui mit un terme aux talents d’imitateur de son collègue anonyme.

    - Commandeur, on ne m’avait pas prévenu que vous étiez réveillé.

    Il souligna sa phrase d’un regard appuyé par dessus l’épaule de Demimol vers son second qui rougit encore plus, atteignant quasiment le rayonnement d’une naine rouge.

    - Je vois qu’on aime déconner. J’aime çà aussi.

    Un sourire dangereux étirait les traits du Commandeur.

    - Mais il y a une fin à tout. J’ai une mission pour vous.

    Demimol introduit la feuille qu’il avait sélectionné parmi la liasse de documents dans le fax spatial.

    - Voilà un rapport d’espionnage que nous avons reçu ce matin. Vous allez me raider cette planète.

    L’amiral se saisit du papier sortant de son propre fax, le parcourut rapidement avant de blanchir d’un seul coup.

    - Mais... Vous n’y pensez pas ! C’est du suicide !

    - Non non, le suicide est une démarche volontaire. Là vous vous contentez d’exécuter les ordres.

    - Mais il y a là dix fois plus de vaisseaux que n’en compte notre flotte ! Et je ne parle pas des défenses !

    Le sourire de Demimol se transforma en grimace démente alors qu’il répondait :

    - Faut pas jouer au con avec moi ! J’étais consultant quand ils ont écrit les régles ! Et maintenant exécution !

    Il éteignit le visiophone, puis retourna tranquillement se coucher.
    Il avait un rève à terminer.

NOTRE RAMAGE SE RAPPORTE A NOTRE PELAGE