• Troll

    S’il est un être que la société bien pensante aime haïr, c’est bien le troll. Il est vrai que rien n’est plus facile que de le critiquer ; le troll pue, il bave, s’impose à outrance… bref, le troll est tout sauf recommandable. Naïfs que vous êtes. Croyez-vous réellement pouvoir percevoir toute la quintessence du troll en restant sur ces on-dit ? Tous ces jolis clichés ne sont-ils pas une manière de jeter un voile pudique, pour ne pas dire pudibond, sur un phénomène de société ? La rédaction du Troll Poilu a donc décidé, dans son infinie bonté, de vous sortir de votre bêtise crasse en tentant de réhabiliter le troll. Car finalement, le troll, il t’emmerde.
Brèves
5 juin 2008 - florent28
Une chance sur un million
Un homme est mort des suites d’une morsure de chauve-souris enragée en Guyane, alors que son admission à l’hôpital avait été refusée plusieurs fois sous prétexte qu’il n’avait qu’une simple fièvre.
L’association des Trolls sud-américains a décidé de porter plainte contre la direction de l’hôpital pour remise en liberté de nourriture empoisonnée.
4 juin 2008 - Cyco
Beware the snail.
Tout notre bon Royaume s’indigne alors qu’une fonctionnaire d’une rare incompétence a pris la main dans le sac un contrevenant tentant de passer un carton d’escargots en fraude.
La direction des transports a tenu à réagir face à ce qu’ils considèrent déjà comme une faute professionnelle : « c’est tout simplement scandaleux » s’est emporté leur porte-parole, « cette conne n’a dressé qu’un seul PV alors qu’il y avait une vingtaine d’escargots dans la boite. »
Gageons que cette affaire n’en restera pas là, d’autant plus que l’agent fautif a également omis de verbaliser les morpions de l’individu.
2 juin 2008 - Bergil
Loue meublé équipé, 1m²
Nous autres trolls avons des habitudes bien mal vues du commun des mortels. Ainsi, c’est avec une tristesse résolue que nous apprenons aujourd’hui qu’une de nos comparses du Grand Orient s’est fait épingler comme un vulgaire voleur, alors qu’elle voulait tout simplement vivre en paix. Dans le placard d’un quidam. En tapant discrètement tous les soirs dans son frigo. Rappel à nos lecteurs esprits frappeurs ou adeptes du squat : prenez vos précautions, vos hôtes sont malins. Rebouchez leur dentifrice ! Pensez à tirer leur chasse ! Ne mangez pas leur femme !
2 juin 2008 - Cyco
Ecoeurnomie.
Le parachutisme est décidemment une activité en vogue.
On ne peut que saluer le courage de la belle noblesse de notre Royaume d’oser pratiquer un tel sport à risque dans le contexte ecoeurnomique actuel.
Car oui, la conjoncture est morose. Mais doit-on pour autant arrêter de prendre les gens pour des cons ?
Je tiens par ailleurs à signaler que moi aussi je suis capable de faire perdre plus de 3 milliards d’Euro à n’importe quelle entreprise du CAC40. A qui je dois envoyer un RIB pour mon parachute ?
2 juin 2008 - Cyco
L’instant baballe.
Charly is back in da house.
Et qu’on se le dise, notre maître à tous ne fonctionne pas à l’instinct, Charly n’est pas une gonzesse.
Ce qu’il y a de bien avec les gros cons, c’est qu’on est rarement déçu.

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Sommaire

Au Troll Poilu

  • 15 juin 2009, par Cyco
    Rotgame 3

    L’univers était enfin à porté de ses mains.
    Son invincible armada se dirigeait vers le dernier seigneur adverse encore présent dans la galaxie afin d’anéantir cet ultime foyer de résistance à son empire.
    Demimol, avachit dans son sofa en peau de Léopard Glutien, engloutissait une pleine grappe de raisin alors que sa plantureuse 3ème concubine lui massait délicatement les pieds.
    Avec un soupir d’aise, le généralissime s’adressa à sa soubrette :

    - Tu sais machine, je m’ouvrirais bien une petite canette pour fêter la conquête de l’univers. T’irais me chercher çà ?

    Alors que l’adorable créature levait son délicat fessier pour satisfaire les exigences de son fougueux amant, il rajouta :

    - Et si tu trouves des cahouettes en passant, je suis preneur.
    Quel chemin parcouru depuis ses débuts comme petit chef de guerre entouré par une bande de grosses buses incapables d’exécuter ses ordres correctement. Mais toutes ces humiliations n’étaient plus que de lointains souvenirs désormais. Il était à deux doigts de devenir le premier maître incontesté de l’univers.
    Bon, c’est pas tout çà mais qu’est ce qu’elle fout avec ma bière...
    Il haussa la voix :

    - Hé machine ! Tu la brasses ma bière ou quoi ?

    Une voix masculine lui répondit en hurlant :

    - Capitaine !

    Demimol ouvrit les yeux brusquement avant de les plisser pour se protéger de la lumière crue des néons éclairant sa petite cabine sordide.

    - Et merde... Un si beau rêve...

    - Capitaine !

    En plus son idiot de second était entrain de s’époumoner juste à coté de sa couchette sans montrer la moindre compassion pour l’abominable mal au crane qu’il tenait.

    - çà va petit, arrêtes de gueuler ! Et je t’ai déjà dit de m’appeler Commandeur bordel !

    Demimol rejeta rageusement ses draps de coté avant de se lever dans le plus simple appareil. Il reprit légèrement contenance en se passant la tête sous l’eau froide, enfila son pagne de combat et finalement se retourna vers le jeune homme qui patientait nerveusement prés de la porte.

    - Bon, vas-y. C’est quoi le problème ?

    - Capitaine, la flotte attend vos ordres !

    Un pli soucieux apparut sur le front du Commandeur alors que la mémoire lui revenait.

    - Ha oui, la flotte. Et qu’est ce qu’ils foutent ces branques ?

    - En ce moment ils jouent aux charades sur le canal 17 Capitaine !

    Aux charades ! Passablement énervé, Demimol se dirigea vers la passerelle de commandement, son second aux basques, et alluma la radio sur la canal 17.

    - Brzzz... Un post-it !
    ¤rires gras¤
    - Brzzz.. A moi, j’en ai une ! Qu’est ce qui est jaune devant, marron derrière et n’a pas vu son propriétaire depuis au moins 15 ans ? Le slip du commandeur !
    ¤rires gras¤

    Un tic nerveux commença à parcourir l’oeil gauche de Demimol.
    Il éteignit la radio puis se retourna vers son second, un sourire crispé sur les lèvres.

    - Passez moi les derniers rapports d’espionnage...

    - Oui Commandeur, à vos ordres commandeurs !

    Rouge comme une pivoine, le jeune homme lui tendit une liasse de papier.
    Demimol la parcourut lentement. Visiblement, il trouva ce qu’il cherchait et releva la tête vers son second.

    - Passez moi le chef de cette bande de joyeux drilles sur visiophone.

    - Oui capitaine.

    Un homme entre deux ages au visage hilare apparut sur un écran alors qu’un autre, hors champs, s’évertuait à imiter, d’après ses dires, les ronflements sonores de Demimol.
    Dés qu’il vit à qui il avait affaire, l’homme redevint sérieux et balança un méchant coup de coude qui mit un terme aux talents d’imitateur de son collègue anonyme.

    - Commandeur, on ne m’avait pas prévenu que vous étiez réveillé.

    Il souligna sa phrase d’un regard appuyé par dessus l’épaule de Demimol vers son second qui rougit encore plus, atteignant quasiment le rayonnement d’une naine rouge.

    - Je vois qu’on aime déconner. J’aime çà aussi.

    Un sourire dangereux étirait les traits du Commandeur.

    - Mais il y a une fin à tout. J’ai une mission pour vous.

    Demimol introduit la feuille qu’il avait sélectionné parmi la liasse de documents dans le fax spatial.

    - Voilà un rapport d’espionnage que nous avons reçu ce matin. Vous allez me raider cette planète.

    L’amiral se saisit du papier sortant de son propre fax, le parcourut rapidement avant de blanchir d’un seul coup.

    - Mais... Vous n’y pensez pas ! C’est du suicide !

    - Non non, le suicide est une démarche volontaire. Là vous vous contentez d’exécuter les ordres.

    - Mais il y a là dix fois plus de vaisseaux que n’en compte notre flotte ! Et je ne parle pas des défenses !

    Le sourire de Demimol se transforma en grimace démente alors qu’il répondait :

    - Faut pas jouer au con avec moi ! J’étais consultant quand ils ont écrit les régles ! Et maintenant exécution !

    Il éteignit le visiophone, puis retourna tranquillement se coucher.
    Il avait un rève à terminer.

CHÔMEURS, CONSANGUINS, ALCOOLIQUES : BIENVENUE CHEZ LES TROLLS